Abstract
Host-parasite relatedness has been suggested to promote the evolution of conspecific brood parasitism, an alternative reproductive tactic pursued by females in several animal taxa. An essential prerequisite for relatedness to promote brood parasitism is accurate kin recognition, including the recognition of related hosts by parasites. I performed a field experiment to address the accuracy of host recognition by parasites in the common goldeneye (Bucephala clangula), a cavity-nesting duck. I studied whether parasites discriminate between experimental nests that did not have a host (i.e., new nest boxes that contained chicken eggs dyed to mimic the colour of common goldeneye eggs) and real nests that did have a host (i.e., active nests that progressed to incubation). Parasitic egg laying in the experimental nests was not constrained by the lack of contemporarily available nests that had a host; it was also not constrained by the lack of suitable and empty nest sites. There was no difference in the start of parasitic laying between the experimental and real nests. The experimental nests and real nests were equally parasitized. The findings suggest that host recognition by parasites is not sophisticated in the common goldeneye, questioning the possible function of accurate kin recognition in brood parasitism in this species.La parenté entre un hôte et son parasite, a-t-on proposé, favorise l'évolution du parasitisme conspécifique du nid, une tactique reproductive de rechange pratiquée par les femelles de plusieurs taxons animaux. Pour que la parenté puisse favoriser le parasitisme du nid, il est essentiel que les parasites puissent reconnaître avec précision les animaux qui leur sont apparentés, y compris les hôtes potentiels. Une expérience en nature m'a permis de vérifier la précision de la reconnaissance des hôtes par les parasites chez le garrot à oeil d'or (Bucephala clangula), un canard qui niche dans les cavités. Il s'agissait de savoir si les parasites sont capables de discriminer entre les nids expérimentaux qui n'ont pas d'hôte (i.e., des boîtes à nid neuves contenant des oeufs de poule teints pour imiter la couleur des oeufs du garrot) et des vrais nids qui ont un hôte (i.e., des nids actifs qui procèdent vers l'éclosion). La ponte d'oeufs parasites dans les nids expérimentaux n'est pas restreinte par l'absence à ce moment de nids avec hôtes, ni par l'absence de sites de nidification adéquats et vides. Il n'y a pas de différence dans le déclenchement de la ponte entre les nids expérimentaux et les vrais nids. Le parasitisme est semblable dans les deux types de nids. Ces résultats laissent croire que la reconnaissance des hôtes par les parasites n'est pas sophistiquée chez le garrot à oeil d'or, ce qui met en doute la possibilité que la reconnaissance précise des individus apparentés soit un facteur dans le parasitisme du nid chez cette espèce.[Traduit par la Rédaction]